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Les eco-volontaires
Carnet de bord - Pêche

1er embarquement


Après une belle tempête, il est d’usage de ramener les filets à terre pour les nettoyer.
Queues de renards (racines de posidonie), pierres et carcasses de poissons sont venues alourdir les filets rendant leur travail à la mer impossible. Ce « nettoyage », considéré comme une des tâches les plus ingrates, provoque à sa seule évocation, un effet soporifique qui conduit les pêcheurs à rejoindre, dès leur retour au port, le café pour se donner du cœur à l’ouvrage…. Et pourtant, le premier nettoyage de filets reste inscrit dans notre mémoire comme un des meilleurs souvenirs.
Installé sur la vedette du pêcheur, chacun a pris sa place devant les filets qui défilaient, formant ainsi une « chaîne efficace » de nettoyage…. Les premiers cassaient les pierres, les seconds ôtaient les queues de renards qui dégageaient une odeur de putréfaction des plus désagréable et enfin les troisièmes démêlaient les mailles rebelles tout en les préparant pour une nouvelle calée. Les figures locales, non pas attirées par l’odeur mais par la présence de la main-d’œuvre fraîchement recrutée, se sont relayées pour nous divertir : chansons de marins (exclusives pour certaines !), questions des plus saugrenues sur les dauphins, taquineries en tout genre…bref une "radio Saint-Florent" qui nous souhaitait la bienvenue et nous assurait de la convivialité des lieux.
Agnès et Richard



Leçon de pêche


Ma première leçon de pêche s’est faite dans la « douleur » : « Tiens démaille cette langouste, ça va t’apprendre ». Acte très simple quand il est réalisé par un pêcheur expérimenté mais qui devient beaucoup plus difficile et technique pour une novice comme moi. La houle étant particulièrement forte ce jour là, je décide de me mettre à « quatre pattes » dans le bateau pour être, je pensais, plus à l’aise. Et c’est la tête en bas, les yeux fixés sur le filet que je commence mon travail. Il m’a fallu 10 minutes pour démailler la langouste de son piège, 2 jours pour m’en remettre et au moins 2 semaines pour perdre ma réputation d’éternelle malade à bord, alors que je ne l’ai plus jamais été depuis !
Muriel



Rencontre


L’image amicale et chaleureuse du dauphin convient bien aux animaux dressés dans les parcs aquatiques, mais peu à ceux que j’ai pu voir en mer. Les observations sont souvent de courtes durées, et les petits groupes que j’ai aperçus nageant en surface ont bien vite disparu à l’approche du bateau. L’animal est circonspect. Mais heureusement pour nous avides observateurs certains dauphins sont moins timides. La plus belle observation que j’ai pu faire, c’est quand un dauphin est venu se placer sous la proue pour faire la course avec le bateau, après que le pêcheur ait un peu accéléré. C’est un comportement de jeu qui s’observe parfois : quelle aubaine ! Le dauphin est resté à deux mètres sous moi, nageant à pleine puissance, me montrant tour à tour son dos puis son ventre. Et puis il a décidé que j’en avais assez vu et il a disparu dans les profondeurs.
Alexandre



Des dauphins qui ont faim !


Après plusieurs jours de vent (réguliers dans la région), nous embarquons chacun à bord de nos navires du jour. Richard sur le « Sant-Antone », Agnès sur le «Poséidon ». Tout annonce une journée paisible sur le plateau des Agriates : réveil des langoustes à des heures peu raisonnables, recalée des filets, surenchère de blagues à la VHF…
Le « Sant-Antone » croise la route du « Poséidon » aux alentours de 10 heures, dont l’équipage est concentré sur le démaillage de chapons et de sars qui s’étaient emmêlés généreusement dans les filets. Echange de cigarettes et de nouvelles matinales oblige la mise à couple des deux bateaux. Pendant ce temps, l’imperturbable Guy, pêcheur retraité heureux d’embarquer sur le bateau de sa progéniture, prépare avec soin le petit déjeuner du bord. Au menu du « Sant-Antone », il y a ce jour-là : anchois marinés maison dans ses fines herbes, oignons rouges et tomates arrosés d’un conflit familial sur les horaires d’ouverture de la boulangerie…et là, et là…surprise ! Un Maître dauphin, par l’odeur alléchée, vient renifler la succulente préparation…entraînant avec lui quatre autres de ses compères ! Branle-bas le combat chez les écovolontaires : point GPS, heure d’observation, comptage, sortie des appareils photos… Guy, alors agacé et impatient de faire frétiller ses papilles et celles des siens, tente de calmer l’agitation et sort du plus profond de sa cage thoracique un « Cé-tacés ! ». Conséquence : Les dauphins s’en retournent sonder le filet le plus proche nous laissant ainsi apprécier de très belles attaques. Quand la patience du pêcheur a ses limites…
Agnès et Richard

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