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L’hydrodynamisme |
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Les principales modifications corporelles des mammifères marins issues de leur adaptation au milieu marin sont :
- l’affinement du tronc en forme de torpille
- l’atrophie des membres postérieurs.
Le cou devient si court chez les Dauphins et les Baleines que la tête apparaît comme le prolongement direct du corps. Leurs membres postérieurs ont totalement disparus.
Lors de leurs déplacements, l’eau s’écoule le long du corps des Cétacés de manière laminaire (en lignes parallèles) grâce à leur profil fusiforme.
Le déplacement vers l’avant se fait par des battements de la queue de bas en haut. La queue est disposée de manière horizontale chez les mammifères marins et non pas verticale comme chez les poissons.
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La respiration |
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La respiration pulmonaire est le propre de tous les mammifères. Chez les Cétacés, les narines sont remplacées par l’évent, orifice situé sur le dessus de la tête, au milieu du front. Cet évent est double chez les Mysticètes et simple chez les Odontocètes. Quand le cétacé sort sa tête de l’eau, il expire l’air contenu dans ses poumons. L’évent est partiellement ouvert et l’expulsion de l’air est très violente. Cela produit un sifflement puissant et caractéristique ainsi qu’un double nuage de vapeur chez la Baleine. L’inspiration se fait au contraire, l’évent complètement ouvert. L’animal peut se nourrir sans qu’une seule goutte d’eau ne pénètre dans ses poumons. Les aliments passent directement de la bouche dans l’œsophage en contournant le larynx.
Lors des plongées les battements cardiaques sont réduit. Seuls les organes importants sont irrigués, le reste des organes fonctionne grâce à l’oxygène accumulé.
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Leurs sens |
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La sensibilité au toucher est très importante chez les Cétacés.
Le goût est peu développé car ils avalent leurs proies sans les mâcher.
L’odorat a complètement disparu chez les Odontocètes qui capturent leurs proies sous l’eau, mais il en est tout autrement chez les Mysticètes qui peuvent percevoir les odeurs dans l’air et repérer leur nourriture (le krill) à de très grandes distances.
La vision est bonne chez les Dauphins et surtout adaptée à la vision sous l’eau. Chez les grandes espèces (Baleines, Cachalots), les yeux sont situés très latéralement et sont proportionnellement plus petits.
L’ouïe très fine des Cétacés est en partie due au fait que les ondes sonores se propagent mieux dans l’eau que dans l’air.
Le dauphin « voit » avec ses oreilles:
La mandibule inférieure sert de récepteur
Le melon sert d’émetteur
L’écholocation:
L’animal émet des sons et des ultrasons :
- lorsque ces ondes rencontrent un obstacle, elles rebondissent et sont renvoyées à l’expéditeur,
- l’animal est capable de capter et d’analyser cet écho, ce qui lui fournit une photographie acoustique fidèle de son environnement.
Emission
Les cétacés ne possèdent pas de cordes vocales, les sons sont produits par des sacs aériens situés à la base de l’évent qui vibrent et produisent selon l’ouverture et le débit des cliquetis et des sifflements.
Focalisation
Les ondes acoustiques produites traversent l’os frontal et pénètrent dans le melon qui est composé de graisse. Cet organe totalement déformable fonctionne comme une lentille acoustique qui permet à l’animal de moduler et d’orienter à sa guise les sons émis.
Réception
Les signaux sonores sont reçus par les os des mandibules dont les articulations sont en contact avec l’oreille interne qui transmet au cortex auditif où les signaux sont analysés.
Le SONAR est une sorte de sixième sens chez les Odontocètes. Il s’agit de l’émission d’ondes sonores destinées à détecter la présence d’objets quelconque grâce à l’écho réfléchi par ceux-ci. On appelle également cela l’écholocation.
En fait, le sonar fait avec des ondes sonores ce que le radar réalise avec des ondes radio.
Les signaux sonar sont émis par les Dauphins, à partir de la pointe de la mâchoire supérieure (les basses fréquences ou cliquettements) et servent essentiellement à l’orientation. Les hautes fréquences ou grincements servent à la reconnaissance spécifique et à la capture des proies.
(D’après les fiches descriptives du GECEM-Corse) |
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