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 Les sites d'application du Life LINDA
Contexte socio-économique
Deux des trois zones d’étude bénéficient de statuts de protection différents (Réserve Naturelle, Parc Naturel Régional) tandis que la zone des Agriates n’est pas classée autrement qu’en site Natura 2000. Ces disparités se traduisent également dans la disponibilité des données qui ne sont pas synthétisées pour la zone des Agriates.

Secteur des Bouches de Bonifacio


La pêche artisanale

Au total, environ 46 bateaux évoluent dans la zone de la RNBB (dont 19 ont des accords de coopération avec l’OEC). Mais il faut aussi compter un effort de pêche non négligeable qu’exercent plusieurs bateaux en provenance de la région de Propriano, dans la partie occidentale de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio. De même, plusieurs bateaux de pêche de la région de Solenzara descendent pêcher dans la partie orientale de la Réserve Naturelle.

Dans la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio, la pêche se pratique au moyen de trois types d’engins :


La saison de pêche dans les Bouches de Bonifacio s’étend habituellement du début du mois d’avril jusqu’en octobre.

Jusqu’à la fin du mois de juin, l’emploi des filets à poisson prédomine. Puis, à partir du mois de juillet, l’utilisation des filets à langouste devient de plus en plus importante. En hiver, certains pêcheurs changent d’activité et se tournent vers la récolte des oursins (Paracentrotus lividus).

La pêche a conservé un caractère purement artisanal (techniques et matériel anciens, marchés quotidiens et locaux).

Il semble important de souligner le fait que la pêche en Corse souffre aujourd’hui de plusieurs facteurs "handicapants" : gestion des ressources halieutiques (surexploitation et raréfaction de certaines espèces), charges sociales particulièrement lourdes, difficultés de recrutement des marins besoin de renouvellement de la flottille de pêche.

L’aquaculture est quand à elle représentée à l’extrême–sud de la Corse par les fermes marines de Sant’Amanza et de Pianottoli.

L’activité touristique

A l’image de l’économie globale du territoire, l’extrême sud s’est radicalement tourné vers le tourisme dans les trois dernières décennies, renforçant par-là même l’importance des activités connexes qu’il engendre.

La région de Porto-Vecchio / Bonifacio est la plus fréquentée par les touristes. Elle représente 20% de la fréquentation touristique totale de la Corse, soit 4 800 000 nuitées et l’équivalent annuel de 13 100 habitants supplémentaires.
Cette fréquentation masque une concentration temporelle encore plus accentuée à Porto-Vecchio que dans les autres régions, les Italiens, proches, étant très présents (33% des séjours). Elle enregistre 2,5 millions de nuitées annuelle soit 11% de la fréquentation totale. Bonifacio, quant à elle est la cinquième commune touristique de Corse (9% de la fréquentation totale). La capacité d’accueil des hôtels, villages de vacances et campings de la micro région concernée est d’environ 16 000 personnes.
Sur les 31 000 escales de bateaux de plaisance enregistrées en 1991 dans les ports de Corse du Sud, 10 473 concernent le port de Bonifacio et 6 727 celui de Porto-Vecchio.

On remarque également que l’offre de location est en pleine expansion dans l’extrême sud de la Corse et est dominée par une dizaine de petites sociétés de particuliers gérant une flotte de 5 à 10 bateaux. Ce sont les sites les plus sensibles qui sont les plus exposés. Sur les photos réalisées le long des côtes corse par Le Ministère du tourisme le 13 août 1993, sur les 1916 bateaux recensés 347 étaient dans l’Archipel des Lavezzi, ce qui représente 1700 plaisanciers.


Le 15 août 2002 les agents de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio ont comptabilisé 20 000 personnes présentes sur le périmètre de la Réserve.
Ces deux évaluations à 9 ans d’écart montrent bien un accroissement fort de la fréquentation touristique dans cette zone protégée.
Le trafic aérien est principalement assuré par l’aéroport de Figari. Il demeure au 2/3 touristique et à 90% national. En 1993 il y a eu 227 000 passagers.

Le trafic maritime se répartit essentiellement sur les ports de Bonifacio et Porto-Vecchio (285 362 passagers en 1992). Les clientèles maritimes sont partagées : 62% de touristes, 20% de résidents et 18% d’excursionnistes. Le trafic est concentré en pleine saison, mais il tend à augmenter d’avril à juillet et en septembre. Le port de Bonifacio a doublé sa capacité d’accueil, c’est le second site portuaire corse derrière Ajaccio par le nombre d’anneaux : 768. Le port de Porto-Vecchio en compte quant à lui 540.

Les professionnels de la plaisance sont au nombre de 12 à Porto-Vecchio et 9 à Bonifacio.

L’été, 15 à 20 clubs de plongée fréquentent l’extrême sud de la Corse.

Secteur de la Façade maritime du Parc Naturel régional Corse


La pêche artisanale

La réglementation de la Réserve a permis le maintien d'une activité de pêche professionnelle dans une grande partie de son domaine maritime. Chaque année les pêcheurs professionnels regroupés dans les prud’homies d'Ajaccio et de Calvi font une demande de dérogation auprès de l'administration des affaires maritimes. En 1992 le nombre de dérogations était de 9 (dérogations permanentes ; 5 de la prud’homie d'Ajaccio et 4 de la prud’homie de Calvi). Les pêcheurs exercent leur activité depuis les ports de Galeria et de Girolata et dans une moindre mesure de Porto. Une liste supplémentaire (29 dérogations temporaires toutes de la prud’homie d'Ajaccio) est en vigueur depuis 1992. Ces derniers peuvent bénéficier d'autorisations de pêche ponctuelles délivrées par la Réserve en fonction de l'importance de la pression de pêche. En effet, l'activité de pêche professionnelle artisanale a été considérée initialement comme pouvant être un outil de gestion de la ressource halieutique et de maintien des équilibres trophiques : les prédateurs naturels de fin de chaîne ayant disparu (le phoque moine) ou en nette régression.

Le contrôle de cette activité, prévu par le système de dérogation, s'avère difficile à mettre en œuvre :
-la réglementation qui limitait la puissance des navires (50 chevaux) a été remplacée par une limitation du nombre de pièces calées à 50, ce qui peut représenter pour certains pêcheurs une longueur de 3 à 5 kilomètres de filets.
-les seuls engins autorisés (filets) ne sont pas sélectifs et la façon dont ils sont mis en œuvre peut nuire gravement à l'intégrité de la réserve
-les demandes de dérogation sont de plus en plus nombreuses ce qui va à l'encontre du souci de gestion et de rationalisation.

Les espaces protégés marins provoquent la convoitise de nombreux pêcheurs non professionnels. Ils peuvent être de simples plaisanciers pêchant à la ligne de leur bateau, mais aussi des braconniers exerçant la pêche sous-marine parfois à des fins lucratives. Ces derniers sévissent en grand nombre dans cette région reculée et certains assouvissent cette passion au mépris de toute réglementation utilisant parfois des moyens prohibés (scaphandre autonome par exemple).

L’activité touristique

La plaisance s'est considérablement développée ces dernières années. Cette évolution générale au niveau du bassin méditerranéen, connaît en Balagne une résonance particulière du fait de la proximité de la côte d'azur mais aussi de la notoriété du site, les différents types de classements n'étant pas étrangers à ce phénomène (golfe de Girolata et de Porto, Réserve Naturelle de Scandola). Le récent développement de nombreuses activités nautiques, aquatiques ou sous marines concerne aussi la Réserve (le jet ski, la plongée en apnée, le ski nautique, le kayak de mer...).
Bien que ces activités soient encore peu développées dans la Réserve il convient de rester vigilant car la conservation de l'intégrité du site conditionne tous les travaux qui peuvent être effectués en aval.

Du point de vue de la navigation la Réserve est un bon abri surtout par vent de sud-ouest et est signalée sur les cartes marines comme un bon mouillage ; cependant son relatif isolement et sa réglementation restrictive permettent de limiter sa fréquentation à la période estivale.

Les activités commerciales sont interdites sur le domaine terrestre de la Réserve de Scandola mais elles se sont considérablement accrues en mer. Les premières visites commerciales importantes remontent à 1975 avec la mise en service de la vedette « Revellatta ».
Ces dernières années, on a pu assister à une augmentation significative de la capacité et du nombre des vedettes de visite, avec un total de 8 vedettes pour une capacité totale de 1171 passagers.


Pendant l'été, quand les conditions météorologiques sont favorables, 5 à 6 vedettes effectuent pour certaines jusqu'à 2 visites quotidiennes. La Réserve est devenue depuis quelques années un produit d'appel. Dans le golfe de Porto des petites entreprises de location de bateaux se sont installées (au nombre de 4 en 1993).
Les espaces protégés sont devenus très attractifs et font l'objet de promotions commerciales de plus en plus fortes.
Au cours de ces 10 dernières années, la réserve et la façade maritime du Parc Naturel Régional de Corse ont vu leur fréquentation augmenter par l'accroissement souvent anarchique des vedettes de visite.

Le trafic maritime (passagers) se répartit essentiellement sur le port de Calvi avec 264 000 passagers en 2002. Les ports de l’Ile rousse (185 000 passagers en 2002) et d'Ajaccio (746 000 passagers en 2002) sont plus lointains de notre zone.

Le trafic aérien est principalement assuré par l’aéroport de Calvi qui a accueilli 265 000 passagers en 2002.
(Sources : Plan de gestion de la Réserve Naturelle de Scandola de 1994).


REMARQUES :
Les données qui sont présentées ici datent de 1994 ou 1996, l’évolution des perturbations et pollutions des ces milieux est en très forte augmentation : une augmentation de la fréquentation, donc une augmentation des pollutions liées à cette fréquentation et une augmentation du dérangement des espèces, ainsi qu’une augmentation de la pression de pêche.
Les gardes de la Réserve Naturelle de Scandola nous ont par ailleurs fait part du développement de Whale-watching non organisé.
Du fait du très grand nombre de bateaux sur la zone dès qu’un Cétacé est aperçu les plaisanciers se regroupent tous autours des animaux et ont parfois un comportement de harcèlement envers les animaux (suivi proche, séparation des groupes en sous entités…)
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